Mettre en place une contribution climat-énergie en progression régulière pour utiliser efficacement la fiscalité contre le problème principal : le changement climatique qui menace chaque jour un peu plus l'humanité.
S'il faut, comme tout le monde s'accorde à le dire, diminuer par quatre nos émissions de gaz à effet de serre, la vérité impose de frapper fort pour réduire massivement le recours aux combustibles fossiles dans tous les usages et, plus largement, pour faire baisser la consommation énergétique. Cette mesure favoriserait en même temps les économies d'énergie, l'innovation pour une meilleure efficacité énergétique et le développement des sources renouvelables. Appliquée de manière différenciée selon les secteurs d'activité, elle s'accompagnerait de dispositifs qui la rendent soutenable socialement.Construire une économie de fonctionnalité afin de découpler la production de richesses de la consommation de matières et d'énergie pour en finir avec l'ère du tout jetable et ses conséquences désastreuses.
La production industrielle serait orientée vers des biens fabriqués pour durer (écoconception). La vente (ou la location) de l'usage et de la fonction d'un bien se substituerait ainsi à la vente du bien lui-même. Le service fourni l'emportant alors sur l'appropriation de biens dont l'accumulation infinie épuise les ressources et multiplie déchets et pollutions.Organiser le transfert d'une part croissante des subventions agricoles européennes vers l'agriculture de qualité (biologique, fermière, labellisée).
Dans un premier temps : par la vente sous contrat de produits alimentaires à la restauration collective (cantines scolaires, hôpitaux, maisons de retraite, restaurants d'entreprises...).
L'objectif est d'ouvrir un marché rémunérateur, stable et de proximité aux agriculteurs respectueux de l'environnement. De leur côté, les consommateurs profiteraient d'une meilleure alimentation avec des prix de repas inchangés.Établir un réseau écologique national reliant les espaces naturels protégés pour établir une continuité entre tous les milieux qui abritent la biodiversité.
Il s'agit de garantir ainsi leurs fonctions écologiques d'échange et de dispersion entre espèces animales et végétales.
Ces corridors de la vie seraient dotés de droits opposables aux projets d'aménagement, d'infrastructure et d'urbanisme, qu'ils soient publics, privés, collectifs ou individuels.Mettre l'environnement au coeur de la gouvernance pour adapter les institutions, les entreprises et le fonctionnement de notre démocratie aux nouveaux défis de l'époque.
Au moyen de toute une série d'outils - de la systématisation des procédures de démocratie participative, à la réforme du Conseil économique et social, au renforcement de la loi sur l'obligation d'information des entreprises ou encore à la valorisation du travail d'expertise -, il s'agirait de placer les « décideurs » en situation de responsabilité quant à l'intégration de la problématique écologique dans leurs sphères respectives.| Décembre 2008 | ||||||||||
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